Année blanche pour Les Heures Bleues

Face aux incertitudes du climat sanitaire actuel, les organisateurs ont joué la carte de la raison en décidant le report du Festival Les Heures Bleues à juillet 2022. Dans cet article à cœur ouvert, ils veulent partager les réflexions et les considérations qui les ont conduits à trancher dans le vif afin que l’an prochain, le public vive l’événement dans son plein épanouissement. 

La rigueur des contraintes imposées aux événements culturels en général et aux festivals en particulier, empêche les organisateurs de recevoir le public et les artistes dans des conditions satisfaisantes.

Malgré les dernières mesures annoncées, les conditions ne sont pas réunies et c’est le cœur serré et l’âme en peine que  Les Heures Bleues sont annulées et reportées à l’été 2022.

Nous ne pouvions pas imaginer l’annulation de la première soirée, simplement parce que le calendrier des pouvoirs publics démarre un jour trop tard pour nous.

Nous ne pouvions pas envisager d’obliger le public à rester assis, distancié, le privant ainsi de la libre circulation propre à un festival en plein air.

Nous ne pouvions pas renoncer à proposer boissons et restauration en déambulation dans les allées du Château Saint Antoine.

Nous ne pouvions pas condamner l’Esplanadeet être privés de la fameuse convivialité d’avant-après spectacle.

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Nous ne pouvions pas dénaturer à ce point ce qui fait l’esprit et la manière des Heures Bleues, un festival de valeurs vivantes.

Nous devions soutenir les artistes programmés et les aider à traverser l’épreuve partagée par toute la filière de la culture: à chaque artiste, à chaque compagnie, à chaque groupe programmé, nous versons 15% du montant des cachets prévus, sans contrepartie. Et tous les billets achetés sont remboursés aux spectateurs.

La Région Sud nous soutient, nous soutenons la Culture et ensemble nous préparons dès maintenant l’édition 2022 du Festival Les Heures Bleues.

Gardez l’œil ouvert sur les conférences organisées par Saint Jean d’Ecosse à partir de janvier 2022.

Un nouvel ouvrage de Françoise Bonardel

Il est toujours agréable, quand on a accueilli une conférencière, et qu’elle a fait «salle pleine», de revenir sur son actualité.

Le 4 mai 2019, dans le cadre des rencontres « Enjeux et perspectives », l’ancien Grand Maître Alain Graesel recevait Madame Françoise Bonardel pour une conférence ayant pour thème « Le bouddhisme face aux enjeux du monde contemporain ». Interrogée par Alain Graesel, puis par l’auditoire, Madame Bonardel a passionné tout le monde par son érudition et par sa capacité à expliquer en termes simples toute la richesse de la pensée bouddhiste.

Françoise Bonardel présente maintenant son dernier livre, « Vacuités. Sortir du nihilisme face au bouddhisme ? », aux éditions Kimé.

Retrouvez l’article qui lui est consacré sur le site « Philitt.fr », site qui traite de la philosophie, de la littérature et du cinéma.

Un nouvel ouvrage de Pascal Picq

Il est toujours agréable, quand on a accueilli un conférencier, et qu’il a fait « salle pleine », de revenir sur l’actualité de ses publications.

Dans le cadre des conférences «Enjeux et Perspectives», le samedi 18 janvier 2020, Pascal Picq, paléoanthropologue, ancien enseignant au Collège de France, a présenté au château Saint-Antoine, avec Alain Graesel, Ancien Grand Maître de la Grande Loge de France, une conférence sur le thème:
Intelligence artificielle et transhumanisme, opportunités ou menaces?

Pascal Picq présente maintenant son dernier livre Et l’évolution créa la femme (Odile Jacob, 2020). Nul doute que toutes celles et tous ceux qui l’ont apprécié lors de sa conférence seront heureuses et heureux de le retrouver dans ce livre.

Dans ce livre, il ne se contente pas de présenter ce que l’on sait des rapports entre hommes et femmes dans les premières sociétés humaines, il entend placer l’histoire et la préhistoire humaines dans la perspective de l’évolution. Pour embrasser le passé évolutif, il faut élargir le regard: explorer le passé, mais aussi comparer l’humain à ses plus proches cousins, singes et grands singes. Car nos points communs avec les espèces apparentées ne sont pas seulement biologiques, ils concernent également les comportements et la vie sociale, et jusqu’aux rapports entre les sexes.
(Extrait de la présentation du livre sur le site de l’éditeur)

Les œuvriers des cathédrales

Cette conférence, accompagnée de la projection de nombreux documents iconographiques, proposait de revisiter les chantiers de cathédrales afin de mieux comprendre tous les enjeux liés à l’édification de ces monuments extraordinaires.
De la mise en place du chantier au choix du maître d’œuvre, en passant par les diverses phases préparatoires (financement, choix du site et des matériaux, etc.), jusqu’au jour de la consécration de l’édifice terminé, le conférencier invita le public à découvrir la diversité des métiers associés au levage de la cathédrale (métiers du bois, du fer et de la pierre, etc.) et à partager la vie quotidienne des oeuvriers sur un chantier qui défiait le temps.
Au-delà de la fonction religieuse de l’édifice, il s’agit également de découvrir des aspects trop souvent méconnus du grand public, à l’image des dimensions politique et sociale que revêtait la cathédrale pour l’évêque et pour la ville.
Avec la présentation d’une œuvre architecturale hors norme, cette conférence se voulait également un voyage passionnant au sein d’un Moyen Age où les valeurs associées au travail témoignaient d’une conception très noble de l’art de bâtir.

François ICHER, Inspecteur d’académie, inspecteur pédagogique régional en histoire-géographie, docteur en histoire, agrégé en histoire-géographie, chercheur associé au CNRS

François ICHER est un historien spécialiste du Moyen Age et du compagnonnage en particulier.
Il intervient régulièrement dans des émissions de radio (France Culture, RFI…) et de télévision (Arte, France télévision…) et de nombreux colloques et séminaires pour évoquer les questions liées à la transmission des savoirs à travers le modèle du compagnonnage.

Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages dont plusieurs ont fait l’objet de traductions dans des pays aussi divers que l’Allemagne, les Etats-Unis ou le Japon. 
On citera, entre autres publications, Les compagnons du tour de France (La Martinière), Les compagnons ou l’amour de la belle ouvrage (Gallimard), Les Œuvriers des cathédrales (grand prix du livre d’art religieux au salon du livre de Paris 2000), Le dictionnaire du Compagnonnage (Desclee de Brouwer), La sagesse des artisans (La Martinière), La société médiévale (Seuil) ou bien encore sa participation à la rédaction de l’encyclopédie scientifique Les lieux de savoir dont les deux premiers tomes sont parus aux éditions Albin Michel-CNRS. 
Il collabore actuellement à la réalisation (en qualité de conseiller historique) d’un film documentaire sur Notre-Dame de Paris.

Le bouddhisme face aux enjeux du monde contemporain

Le 4 mai 2019, dans le cadre des rencontres « Enjeux et perspectives », l’ancien Grand Maître Alain Graesel recevait Madame Françoise Bonardel pour une conférence ayant pour thème « Le bouddhisme face aux enjeux du monde contemporain ». Interrogée par Alain Graesel, puis par l’auditoire, Madame Bonardel a passionné tout le monde par son érudition et par sa capacité à expliquer en termes simples toute la richesse de la pensée bouddhiste.

Elle a dédicacé ses œuvres, qui étaient disponibles au « Comptoir du livre », à l’issue de la conférence.

De Mozart à Berlioz, François-Joseph Gossec (1734-1829)

Conférence de Madame Monique Dautremer

La dernière conférence publique de notre année de travail 2018-2019 proposée par la RL n°1 Saint Jean d’Ecosse, Mère Loge Ecossaise de Marseille a permit d’aborder, au travers du personnage de François-Joseph Gossec (compositeur et musicien français), la très forte perméabilité entre les trois éléments déterminants de son époque : l’Histoire, la musique et la franc-maçonnerie.

C’est ce que Monique Dautemer, musicologue, s’est attachée à transmettre à un public captivé, au travers de son exposé très largement illustré d’extraits musicaux.

Né en 1734 et mort en 1829, François-Joseph Gossec aura vécu 95 ans, traversant les grands évènements historiques qui jalonnèrent cette période troublée bien que foisonnante d’idéaux, passant de l’Ancien Régime à la Révolution, de la Terreur à l’Empire et à la Restauration sous laquelle il s’éteindra.

Musicien prolixe et de génie, il composa cinquante symphonies, nombre d’opéras et d’hymnes ainsi que de nombreuses œuvres pendant la Révolution.

Personnage atypique et extraordinaire, l’histoire ne retenu pourtant pas son nom au même niveau que les autres grands musiciens de son époque (Mozart, Beethoven, Haydn) ce que nous pouvons que regretter tant la magnificence de ce grand compositeur était connue et reconnue de son temps.

Il nous reste alors, à souhaiter que sa musique, somptueuse et humaniste, rejoigne les vibrations sonores des murs de nos Temples afin d’accompagner nos égrégores, ce que nous devons à sa postérité.

François-Joseph Gossec, par Antoine Vestier